Yaourt local ou Kossam

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui nous avons décidé de partager avec vous cet article issu du blog « Dans les papilles de mon bled » de l’auteure Espionne culinaire.

Si vous souhaitez la contacter ou la suivre rendez-vous sur ce lien ci-dessous.

Bonne lecture !

Nomakit

Source: http://mafaimetmoi.mondoblog.org/

Introduction

« Coucou. « Comment vous allez bien ? » Question camerounaise à laquelle on répond soit oui, soit non.

Bon, aujourd’hui je vais vous parler d’un plat, ou plutôt d’une boisson particulière, sans arrêt sur le lieu de vente. Il s’agit du kossam (c’est le nom que je préfère), encore appelé yaourt ou lait caillé. Sûrement vous avez déjà entendu l’expression camerounaise « c’est le lait ? » ; sachez donc que l’on dit aussi « c’est le kossam ? » Pour les non-initiés à cette expression, veuillez poser vos préoccupations en commentaires :-)

En gros, vous choisissez le nom qui vous convient, suivant vos envies quoi. Venons-en aux faits : comment décrire cette boisson ? C’est une boisson de couleur blanche qui, suivant les fabrications, est plus ou moins dense et sucrée, et un goût cousin du yaourt industriel, avec une texture lisse (pas de grumeaux). Elle est faite dans la majorité des cas de façon artisanale (d’après mes expériences).

kossam
Une bouteille de yaourt kossam / credit photo: votre espionne culinaire

Les fabricants prennent d’anciennes bouteilles de jus et d’eau minérale, généralement de 0,33L (ou 0,35L j’hésite) et de 0,5L. Après avoir confectionné la boisson, ils les embouteillent dans ces bouteilles-là (désolée pour la totologie), préalablement lavés, javelisés et tout ce qui va avec (on espère, en tout cas, je suis là pour ça). Communément, le kossam dans des bouteilles de 0,33L coûte 250 Francs (comme celle de la photo), tandis que dans celles de 0,5L, il coûte 350 Francs CFA. Toutefois, les prix peuvent légèrement influer suivant que vous soyez dans une zone à tendance kossameuse (où il y a beaucoup de fabricants de kossam) ou pas. » 

Mes critères d’évaluation pour cette boisson:

« Comment est-ce que je la noterais ? Perso, plusieurs points entrent en jeu :

• Goût : Ici, le goût est différent du sucre hein. Il représente un autre critère. Déjà, j’aime les choses bien dosés, donc ce n’est pas une surprise.  En fait, il y a des personnes qui ne réussissent vraiment pas le kossam (à moins que ce soit un autre type de boisson que j’ignore). Vous voyez, c’est bien embouteillé, ça a l’air alléchant, c’est bien blanc, mais quand tu goûtes, c’est du npq (n’importe quoi). Ça a le goût de ton lait « de petit déjeuner », que le fabricant a pris, mis dans une bouteille, placé au frigo, puis vendu quoi. Bref, le kossam n’a pas ce goût, et si je goûte un truc, sa note est mal partie !

• Texture : J’entends par là la légèreté ou lourdeur de la boisson, ou densité si vous préférez. Je pense qu’un kossam doit avoir un certain niveau de « peseur » lol. Du coup, un kossam plus lourd sera mieux noté sur ce critère qu’un qui est léger.

• Dosage : Il prend en compte le sucre, les arômes, et j’en passe. Que ces choses-là soient bien calibrées, au juste milieu ; je ne veux pas d’un truc peu sucré ou trop sucré par exemple.

• Fraicheur : Oui, la fraicheur du kossam. Il faut dire que c’est une boisson préparée à chaud, mais qui est consommée à froid. Du coup, si l’on m’en vend un qui n’est pas bien frais-là, ash ! ça ne va même pas un peu passer dans ma gorge. Surtout lorsqu’on sait que plus c’est frais, plus bon (miam)

• Présentation de la bouteille : Elle englobe la propreté de la bouteille, sa jeunesse!

• Prix : Il est vrai que les prix sont plutôt standard, mais je mets ce critère pour encourager ceux et celles qui vendront un peu plus bas (en espérant que ce ne soit pas pour faire faillite après), ou alors pour faire un peu le bras de fer à ceux et celles qui vendront plus haut (une sorte de négociation quoi, surtout si c’est bon)

• Accueil : Oui oui, n’oublions pas que ces produits sont vendus dans des commerces. Donc le beau sourire du commerçant (ou de la commerçante) peut me faire revenir acheter son produit.

Voilà tout en ce qui concerne mes critères pour cette boisson-ci. Si vous en avez d’autres à me proposer, n’hésitez pas à les mettre en commentaires ????  « 

kossam

 

Mon accompagnement

« Comme je l’ai dit au début, je ne vais pas vous présenter (pas encore) les lieux dans lesquels j’achète mon kossam. En fait, je le ferai dans d’autres articles. Dans cet article-ci, l’objectif est de vous faire découvrir la boisson, ses éléments d’évaluation, et aussi avec quoi vous pouvez l’accompagner.

J’accompagne généralement mon kossam de pain au chocolat (trop bon miam !). Ici au Cameroun, nous avons des boutiques « à chargement » (c’est mon appellation). Ce sont des boutiques où le commerçant a un seau de chocolat, de beurre, de mayonnaise (généralement dans les 5L), du pâté, de la sardine, du saucisson, … bref, un peu de tout. L’avantage de ces boutiques, c’est que vous pouvez satisfaire une envie de pain chocolat par exemple, sans avoir à acheter le seau (lol). Toutefois, leur inconvénient (d’après moi), c’est que le client est un peu à la merci du vendeur, ou plutôt à la merci de l’honnêteté du vendeur. Parce qu’il y a des vendeurs qui te vendent 3 cuillerées de chocolat à 50 Francs, et 4 à 100 Francs. Si ce n’est pas du vol, c’est quoi ? ???? Et il y en a d’autres qui te vendent 4 cuillerées à 50 Francs, et 9 à 100 Francs, ceux-là, ce sont les bons. Bref, si vous voulez en savoir plus ce type de boutiques ou boutiquiers/ières, faites le moi savoir en commentaires.

Pour en revenir à mon accompagnement de kossam, je prends généralement environ 100/125 francs, que je charge avec du chocolat de 50/100 francs, suivant mes envies. A défaut de cela, je peux prendre mon kossam avec des beignets simples, fourrés au chocolat, à la crème (j’en présenterai dans de prochains articles ???? ) »

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Pain chocolat / crédit photo: votre espionne culinaire

 

A quel moment de la journée ?

 » Généralement, je prends cette boisson au petit-déjeuner, cela me convient mieux je trouve. Mais il m’est déjà arrivée d’en prendre à midi ou en soirée, tout ça parce que je voulais satisfaire une envie ????. Bref, c’est comme voulez, suivant vos envies du moment. Il est vrai que je ne suis pas diététicienne pour vous conseiller une heure précise. S’il y en a qui s’y connaissent un peu, merci de partager avec nous.

En attendant la devise est la suivante : « Si votre ventre ou votre palais en réclame, satisfaites-les ???? »

kossam
pain au chocolat + kossam / crédit photo: votre espionne culinaire

Yaourt local ou Kossam
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